mercredi 3 octobre 2012

Retour à Genève...



Je reviens dès la fin de la semaine prochaine à Genève terminer mon cycle de représentations des douze livres des Confessions, commencé au printemps dernier, à la Maison de Rousseau et de la Littérature, sise dans la maison même où Jean-Jacques a vu le jour.

Voici le calendrier de ces représentations :

- Samedi 13 octobre : 07ème livre

- Dimanche 14 octobre : 08ème livre

- Mardi 16 octobre : 09ème livre, 1ère et 2ème parties

- Mercredi 17 octobre :  10ème livre

- Jeudi 18 octobre : 11ème livre

- Vendredi 19 octobre : 12ème et dernier livre

Elles débutent toutes à 18h30.

Le 16 octobre, il y aura un entracte d'une heure entre les deux parties du 9ème livre, qui durent chacune 1h30 environ.


jeudi 27 septembre 2012

Au Panthéon


J'ai eu le grand honneur hier, mercredi 26 septembre 2012, de dire à quelques mètres du tombeau du vrai Jean-Jacques Rousseau, le premier livre de ses Confessions. Ce fut une représentation privée, destinée à un groupe d'élèves du prestigieux lycée Henri IV, tout proche, et à quelques jours de la clôture de la superbe exposition Rousseau et les arts, qui demeurera pour moi la plus réussie de toutes celles qui ont eu lieu en cette année de commémoration.



mercredi 12 septembre 2012

"Rousseau est comme un ami que je veux défendre"


Voici la traduction de l'article paru dans le journal néerlandais Trouw (voir reproduction plus bas).
Cette traduction est signée Robert Egeter van Kuyk, que je remercie profondément, et a été rendue possible par l'intervention inspirée de mon cher ami Sylvain Savard, que je remercie de tout coeur également. 

"Rousseau est comme un ami que je veux défendre"

L'acteur William della Rocca est tellement fasciné par le philosophe Jean-Jacques Rousseau qu'il sait déclamer par coeur les 256.000 mots de son oeuvre Confessions. "Il y en a qui me prennent pour un jukebox : poussez le bouton et vous entendez du Rousseau." L'acteur William della Rocca (49 ans) secoue la tête, assis dans la maison de naissance de Rousseau (1712-1778) dans la Grand'Rue au vieux centre de Genève. Dans un instant il changera son jeans pour des culottes XVIIIe siècle, couvrir avec une perruque les quelques cheveux qui lui restent sur la tête, et lire, comme Rousseau, le douzième et dernier livre des Confessions. Disons plutôt : déclamer, par coeur, comme il a déclamé les onze livres antérieurs au cours des six années passées. Parfois il raccourcit les textes et en fait un 'spectacle' de deux heures. Mais aujourd'hui au tricentenaire de la naissance de Rousseau il parachève son travail. Comme les musulmans qui savent réciter le Coran tout entier, le Parisien Della Rocca récite les Confessions - remarquons que l'autobiographie de Rousseau a trois fois la longueur du Coran: quelque 256.000 mots.

Della Rocca est animé de Rousseau. Vit Rousseau, mais n'est pas un jukebox. "Oh, je ne peux pas déclamer un passage quelconque, comme ça, il faut bien que je me prépare. Il faut une bonne ambiance, car il m'arrive parfois de perdre le fil si je ne peux pas me concentrer parce que le public ne se tait pas, par exemple." Mais voyons, comment fait-il pour maîtriser une si grande quantité de texte ? "Bon, il s'agit d'entrainement et le style de Rousseau m'y aide beaucoup. Il est rythmé, moi j'ai une mémoire auditive et je lis le texte à haute voix, écoute ses sonorités, la musicalité du texte. C'est ainsi que je le maîtrise. Donc si je me trompe, je m'en aperçois immédiatement comme si je faisais une fausse note au piano."

Il n'en finira jamais, dit Della Rocca. "Je ne cesse de relire, me replonge dans le texte, souvent en prenant une douche j'en déclame des pages, parfois je ne peux penser à rien d'autre et alors il faut que je me dise: arrête!"

Il y a six ans il fit la connaissance de Rousseau par un film. "J'en étais pris au dépourvu. Jusque-là je ne savais rien de lui, et encore moins des préjugés qui existent sur sa personne et son oeuvre. Avec une franche innocence je me suis mis à lire les Confessions et j'étais perdu. Reconnaître les similarités de nos biographies ..... la mère de Rousseau mourut à sa naissance; il devait sa vie à la mort de la mère et son père n'a jamais cessé de le lui rappeler, créant ainsi ce sentiment de culpabilité qui l'a formé par la suite." Della Rocca se tait, se reprend. "Moi aussi j'ai perdu ma mère dès un jeune âge et j'en garde toujours un trou, un vide en moi que ne pourrait ressentir que celui qui a eu la même expérience ...." L'oeuvre de Rousseau résonne de cette perte de sa mère, dit Della Rocca. "Au-dessus de tout il cherchait la réunion, la fusion avec quelqu'un d'autre, recherche qui se soldait par un échec. Dans ses Confessions il se met à poil, il s'ouvre sans réserve, et c'est ce qui me touche tellement. En lui, je reconnais la complexité de celui que je suis, moi."

Souvent on dit Rousseau hypocrite. Ce n'est pas juste, dit Della Rocca. "Une telle critique vient le plus souvent du côté de personnes qui ne l'ont jamais lu. Quant à moi, je suis convaincu qu'il est honnête, sincère. Mais j'admets - je ne suis plus guère partie neutre quand il s'agit de Jean-Jacques, il est comme un ami que je veux défendre. Il est inévitable de l'aimer quand on le lit avec attention!"


mercredi 22 août 2012

22 août 1742 - 22 août 2012


Il y a deux cent soixante-dix ans aujourd'hui, Jean-Jacques présentait devant l'honorable Académie des Sciences son Projet concernant de nouveaux signes pour la musique. Projet dont il était persuadé qu'il ferait sa fortune et sa gloire et qui ne reçut pas, malheureusement pour lui, l'accueil escompté.

Je me suis rendu cet après-midi dans la cour Napoléon et la cour carrée du Musée du Louvre, comme en pélerinage, mais je n'ai pu résoudre le mystère de l'emplacement exact de l'Académie des Sciences dans ces bâtiments en 1742.  Il semblerait qu'elle se trouvait au premier étage de l'aile au sud-ouest de la cour carrée; aile qui se prolonge dans ce qui est aujourd'hui la cour Napoléon. J'y reviendrai dès que j'aurai obtenu des informations plus précises et plus fiables.



Comme chacun l'a remarqué, dans la cour Napoléon est célébré le génie français, par une longue série de statues représentant les hommes illustres qui ont marqué l'histoire de France du 16ème au 18ème siècle, et Jean-Jacques ne manque pas à l'appel, bien entendu. 



J'imagine, avec un certain serrement de coeur, Jean-Jacques retournant, à la fin de cette journée où il vit ses espoirs déçus, dans sa chambre de l'hôtel Saint-Quentin, l'âme en peine, et n'imaginant certainement pas qu'il serait célébré un siècle plus tard dans cette nouvelle aile du Palais du Louvre, construite sous Napoléon III.

mercredi 15 août 2012

Revue de presse...


Un portrait de votre serviteur dans le journal néerlandais Trouw
paru le 9 juillet 2012.
Toute personne susceptible de le traduire me rendrait un grand service.
Merci !



mardi 14 août 2012

Rousseau chez Voltaire


Annonce de la représentation du Premier livre des Confessions
qui aura lieu au Château de Ferney-Voltaire
le vendredi 14 septembre



dimanche 12 août 2012

Montpellier


Je ne sache pas d'avoir vu, de ma vie, un pays plus antipathique à mon goût, que celui-ci, ni de séjour plus ennuyeux, plus maussade, que celui de Montpellier, écrit Jean-Jacques dans sa correspondance.

Ce n'est pas mon avis, mais Montpellier s'est évidemment beaucoup transformée depuis 1737.

Tout près de la superbe promenade du Peyrou, du Jardin des plantes et de la Faculté de Médecine, où Jean-Jacques vint consulter le fameux docteur Fizes, qui avait guéri un "polype au coeur", se trouve la rue Jean-Jacques Rousseau, ancienne rue Basse, où Jean-Jacques séjourna, à l'actuel numéro 26, où figure cette plaque. Ce n'est semble-t-il pas la pension du docteur Fitz-Morris, mais la maison d'un certain monsieur Marceron.

Tout près de là se trouve aujourd'hui une véritable oasis, le restaurant Le Petit Jardin, au cadre très rousseauiste, où l'accueil est charmant, la nourriture excellente et l'atmosphère délicieuse, surtout sous le ciel étoilé des nuits d'été languedociennes. Je vous le recommande chaudement, si vos pas vous mènent un jour ou l'autre jusque là.