Rousseau, selon Sainte-Beuve, « n’a rien écrit de plus beau que les Lettres à Malesherbes ». Ces quatres lettres, datées des 4, 12, 26 et 28 janvier 1762 ont été écrites au sortir d’une crise aiguë et dans des conditions singulières décrites dans le Livre XI des Confessions, et qui se rapportent aux circonstances de l’impression de l’Emile, compliquées du fait qu’une sonde s’étant brisée dans le canal de son urètre, Jean-Jacques s’affole et croit sa dernière heure venue. Il s’est en outre persuadé que les Jésuites vont profiter de sa mort toute proche pour publier sous son nom un texte remanié, contraire à sa pensée, de la Profession de foi du vicaire savoyard, contenue dans l’Emile.
Ainsi sont nées ces lettres, faites pour suppléer aux Mémoires que Jean-Jacques avait projetés, et qui devaient être, selon lui, une sorte de chant du cygne.
J'ai le plaisir de vous les faire entendre à trois reprises les jeudi 1er, vendredi 2 et samedi 3 décembre à 20 heures chez Agnès Brabo, rue Saint-Honoré à Paris.
Seules 20 places sont disponibles pour chacune de ces lectures, il est donc absolument indispensable de réserver.
Pour cela, il suffit, comme à l'ordinaire,
de téléphoner au 06 24 56 08 53
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ou d'envoyer un courriel à jeanjacquesetmoi@free.fr
Chrétien-Guillaume de Lamoignon de Malesherbes (1721 –
1794), Premier Président de la Cour des aides en 1747 et directeur de la
librairie, fut le véritable protecteur des hommes de lettres sous le régime de
censure de la monarchie française. Son administration fut l’ « âge d’or »
des écrivains, selon le mot de Voltaire. Exilé en 1770 pour s’être opposé à la
Cour dans l’affaire des parlements, il devait être réintégré dans ses
fonctions, lors de l’avènement de Louis XVI en 1774. Défenseur du roi sous la
Révolution, il mourut lui-même sur l’échafaud.
1 commentaire:
Sans doute l'un des plus beaux textes de Rousseau. Par endroits, sa prose devient poétique, comme dans certains passages des Rêveries. Quel bonheur pour un acteur !
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